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Une altercation violente dans un bowling montois : un homme appelé pour apaiser la situation finit par blesser deux jeunes — la justice s’est prononcée

  • Photo du rédacteur: Info Mons
    Info Mons
  • 6 déc. 2025
  • 2 min de lecture
À la sortie d’une séance de bowling… – Illustration / M.D.
À la sortie d’une séance de bowling… – Illustration / M.D.

Ce qui devait être un simple coup de main s’est transformé en dérapage violent. Un homme — que nous appellerons Momo — avait été sollicité par le gérant d’un bowling de Mons, le 18 juin 2024, afin de calmer un groupe d’étudiants bruyants à la sortie de l’établissement. L’intervention a cependant dégénéré : deux jeunes ont été sérieusement blessés, l’un au nez et l’autre aux dents.

Le tribunal correctionnel de Mons a finalement décidé d’octroyer à Momo une suspension du prononcé pendant cinq ans. Cette mesure signifie qu’il est reconnu coupable, mais qu’aucune peine ne sera inscrite à son casier judiciaire si aucun nouvel incident n’est commis durant ce délai. L’argument principal avancé par sa défense reposait sur son souhait d’intégrer la police, pour lequel un casier vierge est indispensable. Il reste toutefois redevable d’indemniser les victimes.


Une soirée qui tourne mal

Ce soir-là, un groupe d’étudiants fêtait la fin des examens. Après plusieurs allers-retours à l’accueil pour des questions liées au paiement des parties et des consommations, le ton est monté. Ne parvenant plus à obtenir le calme, le gérant a contacté son ami Momo, sportif confirmé et corpulent, pensant qu’il pourrait assagir les jeunes par sa simple présence.

À son arrivée — captée par les caméras de surveillance — la discussion s’envenime rapidement. En l’espace de quelques secondes, Momo assène des coups à deux étudiants. L’un s’en sortira avec le visage en sang et une montre abîmée ; l’autre subira des blessures bien plus graves : quatre dents cassées, une fracture nasale et une lésion à la lèvre.


Le récit du gérant

Le responsable de l’établissement affirme que le groupe avait semé le désordre avant l’altercation : boissons renversées, verres cassés et multiples retours au comptoir. Il reconnaît cependant avoir commis une erreur en appelant son ami plutôt que la police. « Je pensais simplement les dissuader… je n’aurais jamais dû faire ça », a-t-il expliqué.Lorsque la bagarre a éclaté, il a ensuite contacté les secours et la police. Lui-même a passé la nuit en garde à vue.


Les positions en justice

Le prévenu a reconnu avoir dépassé les limites tout en soulignant qu’il ne recherchait pas la confrontation. Les avocats des victimes ont, de leur côté, dénoncé une réaction excessive et un recours assumé à l’intimidation. L’un d’eux a rappelé que Momo avait admis être parfois appelé pour "faire partir" des clients turbulents, une pratique jugée totalement inadmissible.


Et maintenant ?

Si Momo se maintient dans le droit chemin durant les cinq prochaines années, il évitera une condamnation inscrite à son casier. Dans le cas contraire, le dossier pourrait être réexaminé et conduire à une sanction.

 
 
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