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Drame de Quévy : un an après la mort d’Aodren, l’enquête judiciaire se poursuit

  • Photo du rédacteur: Info Mons
    Info Mons
  • 9 janv.
  • 2 min de lecture
Un drame survenu à Quévy a coûté la vie à un enfant de 7 ans. (Image d’illustration – Pf Line Druelle & Fils / T.D.)
Un drame survenu à Quévy a coûté la vie à un enfant de 7 ans. (Image d’illustration – Pf Line Druelle & Fils / T.D.)

Un an s’est écoulé depuis le décès d’Aodren, survenu le 9 janvier 2025 à Quévy. Le garçonnet de 7 ans avait perdu la vie après avoir été attaqué par cinq chiens appartenant à l’élevage familial. Douze mois plus tard, l’instruction est toujours en cours et de nouveaux éléments sont attendus.

Ce jour-là, l’enfant accompagnait sa mère pour nourrir les chiens, des malamutes d’Alaska. Alors qu’ils se trouvaient dans l’enclos, une attaque soudaine s’est produite. Malgré une tentative désespérée de la maman pour protéger son fils, les blessures infligées se sont révélées fatales. Les secours, rapidement appelés, n’ont pas pu le sauver. L’enfant avait été transporté vers Epicura, à Hornu, où son décès a été constaté.

La disparition d’Aodren a profondément marqué sa famille, mais aussi l’ensemble de la communauté locale. Scolarisé à l’école libre du Sacré-Cœur de Givry, il faisait partie d’une petite classe très soudée. Les hommages rendus par ses camarades et les habitants de la région avaient rassemblé une foule nombreuse lors de ses funérailles.

Au lendemain du drame, son frère aîné avait livré un témoignage poignant, décrivant les derniers instants précédant l’attaque et l’impuissance de leur mère face aux chiens. Malgré l’intervention rapide des secours, l’issue avait été tragique.


Une expertise spécialisée attendue

Sur le plan judiciaire, l’enquête n’est pas close. Selon Me Frank Discepoli, avocat du père de l’enfant, un devoir complémentaire a récemment été sollicité. Un comportementaliste canin a été mandaté afin d’analyser les caractéristiques de la race impliquée et d’évaluer les risques liés à ce type de chiens. Les animaux concernés ont été euthanasiés peu après les faits, l’expertise portera donc exclusivement sur des éléments théoriques et comportementaux.

Le père d’Aodren s’est constitué partie civile, sans pour autant déposer plainte contre son ex-compagne. Cette démarche vise avant tout à avoir accès au dossier et à pouvoir demander des actes d’enquête supplémentaires dans le cadre de l’instruction menée par une juge d’instruction à Tournai.

À ce stade, aucune inculpation n’a été prononcée. L’avocat précise que seules les conclusions du rapport du spécialiste permettront d’envisager, ou non, d’éventuelles responsabilités pénales. En attendant, l’enquête se poursuit, dans l’espoir d’apporter des réponses à la famille, un an après un drame qui continue de bouleverser toute une région.

 
 
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