Préoccupation au sein des hôpitaux HELORA à Mons : un préavis de grève déposé pour début janvier
- Info Mons

- 19 déc. 2025
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Les organisations syndicales des hôpitaux HELORA ont annoncé un préavis de grève qui arrive à échéance le 5 janvier prochain. À l’origine de cette démarche, les nombreuses zones d’ombre qui entourent l’avenir du réseau hospitalier.
Le groupe HELORA regroupe sept sites hospitaliers, dont trois situés dans la région montoise : HELORA Kennedy (anciennement Ambroise Paré), HELORA Constantinople (ex-Saint-Joseph) ainsi que Warquignies. Tous font face à d’importants défis. Le réseau ne devrait pas parvenir à l’équilibre budgétaire à la clôture de l’exercice annuel, et plusieurs chantiers structurants sont en cours : le plan « Tetris », qui prévoit une réorganisation des services entre les établissements, la création d’un nouvel hôpital à Jemappes et le projet de reconstruction du site de Warquignies — aujourd’hui fortement incertain. À cela s’ajoute encore un rapport national d’experts sur la réforme du paysage hospitalier, qui soulève de nouvelles interrogations.
Vers une modification de statut ?
Le rapport préconise notamment de concentrer l’activité hospitalière sur les établissements les plus importants, à partir de 150 lits aigus. Les autres structures deviendraient des centres médicaux dédiés aux soins ambulatoires, consultations et activités de réadaptation. Pour HELORA, cela impliquerait que les hôpitaux Constantinople et Warquignies changeraient de statut. Baudour, dans le réseau Epicura, serait également concerné.
Il convient toutefois de rappeler qu’il ne s’agit que de recommandations d’experts et non de décisions gouvernementales actées.
Inquiétude syndicale
Quel élément a finalement déclenché le dépôt du préavis de grève ? Selon Adriano Santeddu, permanent SETCa, des informations alarmantes ont circulé en début de semaine, et la direction semblait adopter un ton particulièrement pessimiste. Une réunion rapide avec le service de réanimation a été programmée sans réelle concertation, ce qui a accentué la tension.
Un nouvel échange ce vendredi a permis d’obtenir des clarifications : la direction a revu son discours et temporisé la situation. Malgré cela, le préavis reste d’actualité. Après la période des fêtes, une nouvelle rencontre est prévue dès le 5 janvier. Les syndicats insistent sur la nécessité d’une transparence complète.
Point positif au milieu des inquiétudes : la garantie de maintien de l’emploi ne serait pas remise en cause, souligne le représentant syndical.


