Mons débloque 200.000 € supplémentaires pour l’aide sociale face aux coupes fédérales
- Info Mons

- 26 déc. 2025
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La Ville de Mons a décidé d’accorder une enveloppe exceptionnelle de 200.000 euros à des associations locales venant en aide aux personnes les plus précarisées. Une mesure adoptée lors du dernier conseil communal, en réaction directe aux récentes décisions budgétaires prises au niveau fédéral.
Lundi dernier, avant l’examen détaillé du budget communal 2026, le bourgmestre Nicolas Martin a pris la parole pour soumettre un amendement inhabituel au vote des conseillers. Selon lui, ce complément budgétaire s’imposait en raison de l’évolution récente du contexte politique national.« Depuis l’élaboration du budget en novembre, un conclave budgétaire fédéral est passé par là, avec des décisions qui constituent, à nos yeux, un net recul social pour les publics les plus fragiles », a-t-il expliqué.
Des coupes jugées inacceptables
Le bourgmestre a détaillé les économies décidées par le gouvernement fédéral : 13 millions d’euros en moins pour l’aide alimentaire, 4 millions d’euros retranchés au programme Housing First, et 325.000 euros supprimés du plan grand froid.Pour la majorité montoise, ces réductions auront des conséquences directes sur le terrain.
Plusieurs structures actives à Mons sont en effet concernées, parmi lesquelles l’Épicerie du Cœur, les antennes de l’Entraide à Ghlin et à Jemappes, le Foyer Saint-Augustin ou encore la Maison Saint-Paul. Ces associations jouent un rôle clé dans la distribution de colis alimentaires, l’accompagnement des personnes sans-abri et le soutien aux familles en grande difficulté.
Une réponse locale assumée
Face à ce qu’elle qualifie de décisions « scandaleuses », la majorité PS–PTB–Ecolo a choisi d’agir à son niveau. « À l’échelle du pays, on parle de près de 20 millions d’euros d’économies réalisées sur le dos des plus démunis. Nous avons décidé, à Mons, de compenser en partie ces choix en renforçant le soutien aux associations locales », a souligné Nicolas Martin.
L’enveloppe de 200.000 euros servira à financer l’aide alimentaire, mais aussi l’accès à des biens essentiels comme les vêtements, les produits d’hygiène et, de manière spécifique, les articles destinés aux nourrissons.
Un consensus au conseil communal
Cette décision n’a pas suscité d’opposition au sein du conseil communal. Tous les groupes ont reconnu la nécessité de soutenir les acteurs de terrain confrontés à une demande croissante, dans un contexte social de plus en plus tendu.


