Altercation nocturne à Mons : un habitant sort armé pour intervenir lors d’une dispute de couple
- Info Mons

- 13 déc. 2025
- 2 min de lecture

Dans la nuit du 25 au 26 juillet 2024, une violente dispute entre un couple dans les rues de Mons a conduit un riverain à intervenir… en brandissant une arme blanche. L’affaire a été examinée ce mardi par le tribunal correctionnel de Mons.
Après avoir passé la soirée au Marché-aux-Herbes, Adam (prénom d’emprunt) rentre à pied avec sa compagne. Arrivés à proximité du pont de Jemappes, une altercation éclate entre eux. Les cris de la jeune femme attirent l’attention d’un habitant du quartier, Al, réveillé en pleine nuit.
Depuis sa fenêtre, Al affirme avoir vu la femme se faire frapper. Au lieu d’alerter les forces de l’ordre, il décide de sortir de chez lui avec une dague — un objet décoratif qu’il possédait — et la brandit en direction d’Adam pour faire cesser la scène.
Une plainte et une perquisition
L’intervention provoque une vive frayeur chez Adam, qui dépose plainte pour menace avec arme. La police perquisitionne alors le domicile d’Al et y découvre un coup-de-poing américain équipé de lames, une arme interdite par la loi, qui est immédiatement saisie.
Les deux hommes se sont retrouvés face au tribunal : Adam en tant que partie civile, et Al poursuivi pour menace armée et détention illégale d’arme.
« Depuis cet épisode, je vis dans la peur », affirme Adam à l’audience. « Je sors uniquement pour faire mes courses. »Mais le tribunal s’interroge sur le contexte exact des faits : les appels au secours de la jeune femme et les coups évoqués par le prévenu jettent une lumière différente sur l’intervention du riverain.
Une version manquante
Le ministère public ne s’oppose pas à une mesure alternative, comme une peine de travail, bien qu’Al soit déjà connu de la justice pour des faits de vol et, plus anciennement, pour des coups. La présidente du tribunal et le parquet regrettent toutefois l’absence de la compagne d’Adam, convoquée mais non présente à l’audience. Son témoignage aurait permis de mieux comprendre le déroulement précis des événements.
La défense plaide la bonne intention
Me Maïté Buidin, avocate d’Al, reconnaît que la menace est juridiquement constituée, mais insiste sur l’intention initiale de son client : protéger une personne en détresse. Elle plaide une peine de travail comme sanction principale.
Le jugement est attendu en janvier.


