Altercation au marché de Boussu : une mère et son fils finalement acquittés
- Info Mons

- 27 déc. 2025
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Le tribunal correctionnel de Mons s’est penché sur une affaire de coups survenus lors du marché dominical de Boussu. Poursuivis pour une altercation ayant dégénéré, une mère et son fils ont finalement été acquittés, le dossier étant jugé trop lacunaire.
Les faits remontent au 6 octobre 2024. Ce jour-là, au marché de Boussu, un jeune homme de 19 ans, que nous appellerons Jean, est interpellé par John, installé à la terrasse d’un café. Les relations entre les deux familles sont déjà très tendues, sur fond d’un différend ancien lié à une vente de chien qui aurait mal tourné.
Jean est décrit comme de constitution frêle et souffre d’un handicap au bras gauche à la suite d’une intervention chirurgicale. Selon les éléments du dossier, John aurait été alcoolisé au moment des faits. Il enlève sa veste et adopte une attitude agressive, laissant craindre une bagarre imminente.
Une intervention pour protéger le fils
Face à la montée de tension, Jean appelle sa mère à l’aide. Celle-ci arrive rapidement et tente de s’interposer. Elle repousse John aux épaules afin d’empêcher qu’il s’en prenne à son fils.Dans la confusion, Jean aurait porté un coup de poing. John chute alors lourdement, entraînant avec lui sa fille de six ans, assise à proximité. Résultat : un gonflement au visage pour l’adulte et une éraflure au genou pour l’enfant.
Un dossier incomplet
Fait notable : John ne s’est pas présenté au tribunal comme partie civile. La présidente de l’audience a d’ailleurs regretté son absence, soulignant qu’une confrontation aurait permis d’éclaircir les responsabilités.Le parquet ne s’opposait pas à une mesure clémente à l’égard des deux prévenus, la mère ayant reconnu s’être interposée uniquement pour protéger son fils.
Une défense axée sur les manquements de l’enquête
L’avocat de la défense, Me Dimitri Rutigliano, a toutefois plaidé l’acquittement pur et simple. Il a dénoncé une enquête bâclée :
aucun témoin clé n’a été auditionné,
aucune photographie des blessures alléguées n’a été prise,
et les images des caméras de surveillance du marché n’ont jamais été exploitées.
Selon lui, soit les faits étaient trop mineurs pour justifier des poursuites, soit ils méritaient une instruction complète — ce qui n’a manifestement pas été fait.« Si l’on décide de judiciariser ce type d’altercation, encore faut-il se donner les moyens d’en établir précisément le déroulement », a-t-il résumé.
Acquittement confirmé
Le tribunal a suivi cette argumentation. Estimant que les éléments réunis ne permettaient pas d’établir les responsabilités de manière suffisante, il a prononcé l’acquittement de la mère et du fils.


